ELLE MARCHE blue mountain

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Image et credit de l'image donnée par l'artiste pour l'activité.
ELLE MARCHE blue mountain © P. Barry, 2012

© P. Barry, 2012

Participants (haut)
Contenu d'activité
Vida Simon
ELLE MARCHE blue mountain
Participants
Contenu d'activité
Commissaire :  Caroline Loncol Daigneault

ELLE MARCHE blue mountain

Exposition (petite salle)
Exposition (petite salle)
du 10 novembre au 15 décembre, 2012
du 10 novembre au 15 décembre 2012

Vernissage
le samedi 10 novembre à 17 h

Interventions furtives en galerie
du 10 au 23 novembre

Performance
le samedi 24 novembre de 13 h à 16 h 30
(en continu, le public pouvant aller et venir à sa guise)

du 10 novembre au 15 décembre 2012

Dans la galerie, les éléments de nature qui se meuvent clandestinement et depuis des années dans les œuvres de Vida Simon montent à la surface et se placent à l’avant-plan. Par des manipulations diverses – faisant appel à la performance, au dessin et à l’installation –, l’artiste instaure simultanément avec ceux-ci un rapport de distance et de proximité. Œuvrant dans un cabinet d’étude semblable aux intérieurs flamands, la commissaire et l’artiste déploient alors une fiction botanique : elles suspendent et démontent les tentures d’une narration en marche.

Se référant aux manuels, elles transcrivent leurs observations, pèsent et soupèsent, tournent et retournent les spécimens hermétiques. Classifiés : duveteux, froissés, laqués, visqueux. En piles : algues, fruits, déchets, papiers, mousse. Leur attention se porte sur une « manière de voir » la nature, sur les combinaisons des filtres narratifs et scientifiques au travers desquelles il leur est possible d’envisager cet échantillonnage. Elles croquent sur le vif, pèlent, pratiquent une entaille.

Pourtant, dans l’amalgame des spécimens sur la table qui forment un décor de carton-pâte, un théâtre d’ombres, se devine un excédent de présence. Au-delà des outils, des méthodes, des récits, c’est évident : quelque chose fait signe. Serait-il possible, ne fût-ce qu’un instant, de saisir d’un même coup de filet, les mailles de la fiction et ce qui palpite derrière?

Biographie
Ici la biographie de l'artiste

Vida Simon

Les œuvres de Vida Simon ont été présentées à l'international dans maints contextes, dont des galeries, des chambres d'hôtel, des espaces commerciaux, des théâtres, des toits, une ancienne synagogue, une ancienne écurie… Parmi ses projets récents figurent des performances au festival de performance ZAZ (Israël) et à Interakcje (Pologne), une exposition collaborative avec Jack Stanley à la At Home Gallery (Slovakie), et une résidence au centre des arts Aberystwyth (Pays de Galles). Son travail incorpore divers éléments qui sont remaniés et amalgamés afin de créer des installations et performances in situ. Le dessin agit comme fil conducteur au sein de sa pratique, étant une forme qui exprime de façon directe son désir de raconter par le biais du visuel, et son intérêt pour l'improvisation et la matérialité élémentaire. Que ce soit par le biais de miniatures artisanales ou de fragments trouvés dans la nature, le travail de Vida Simon met en relief le détail, l'intime, et l'éphémère. Collaborer avec d'autres artistes et animer des ateliers d'art font également partie de sa pratique. Vida Simon est originaire de Montréal et habite actuellement l'île Fogo, à Terre-Neuve.

Caroline Loncol Daigneault

Auteure, chercheuse et artiste, Caroline Loncol Daigneault suit attentivement le travail de Vida Simon, de Montréal à Terre-Neuve en passant par Labelle, depuis 2003. En plus de ses études en arts visuels au Nova Scotia College of Art & Design et en histoire de l’art à l’Université de Montréal, elle détient une maîtrise en histoire de l’art de l’UQAM portant sur le centre Boréal Art/Nature et sur les problématiques de l’art environnemental au Québec. Elle est membre du comité de lecture d'ETC et a assuré le commissariat de l’édition 2012 de la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli – Hospitalité. Intéressée par les formes hybrides de l’écriture, elle a développé le Laboratoire parcellaire, une résidence d’auteurs à OBORO (2009-2010) ainsi qu’un livre aux éditions La Peuplade (2011). Elle a occupé différents postes à OBORO de 2007 à 2011. Par des publications, des charges de cours, des commissariats, des résidences, des voyages de recherche, et la création de plateformes d’écriture, elle contribue activement au milieu théorique des arts.